Le stockage est un maillon indispensable de la filière hydrogène, garant de la sécurité d’approvisionnement, de la flexibilité face aux variations de production et de demande, et de la transition énergétique à grande échelle.

12 700 t

d’H2 stockés
Soit un potentiel de xxxx (exemple à définir autour)

Pourquoi choisir
le stockage hydrogène souterrain ?

Un véritable défi technique

11 fois plus léger que l’air, l’hydrogène est un gaz nécessitant une compression très importante.

Seul le stockage souterrain en cavités salines offre aujourd’hui la capacité, la sécurité et la flexibilité indispensables au fonctionnement d’un corridor énergétique transfrontalier.

Le site de stockage hydrogène
du projet HySoW

Le choix de Bénesse-Saint-Pandelon

Teréga a procédé un inventaire national des sites dotés de cavités salines et identifié six candidats. Avec une géologie singulière, c’est celui de Bénesse-Saint-Pandelon, au sud de Dax dans les Landes, qui a été retenu pour le projet HySoW. La définition d’une zone de moindre contrainte est désormais à l’étude.

Un diapir de sel exceptionnel 

Sous les argiles de surface se trouve un diapir de sel, une formation géologique profonde, qui s’étend de 200 à plus de 2 000 mètres de profondeur, idéale pour le stockage hydrogène.

4 atouts fondamentaux du site

  1. Remarquablement documenté d’un point de vue structurel et géologique.
  2. Proximité de son dôme, facilitant les opérations de forage et la création des cavités.
  3. Pureté du sel, garantissant l’étanchéité et l’intégrité des cavités.
  4. Présence de l’exploitant les Salins du Midi, simplifiant la mise en œuvre technique et offrant un levier de valorisation à la saumure issue des forages.

Principe du stockage hydrogène en cavité saline

Caractéristiques des cavités salines

UNE ÉTANCHÉITÉ NATURELLE

Contrairement à d’autres roches, le sel est naturellement imperméable et non poreux. Il ne se fracture pas et n’est pas traversé par des nappes souterraines. Il forme un confinement hermétique, idéal pour retenir un gaz sous pression.

UNE CAPACITÉ UNIQUE

Chaque cavité peut contenir plusieurs centaines de mètres cubes. À terme, celles de HySoW pourront chacune stocker jusqu’à 12 700 tonnes d’hydrogène, pour une capacité totale initiale de 500 GWh en 2030 et potentiellement plus d’1 TWh à horizon 2050.

UNE FLEXIBILITÉ AUGMENTÉE

Les cavités créées dans un dôme de sel autorisent un rythme d’injection et de soutirage très variable, essentiel pour répondre à la demande énergétique fluctuante. À vitesse très rapide, elles offrent un potentiel opérationnel de plusieurs cyclages par an.

Architecture d’un puits d’exploitation

Entre 0 et 200 m – ROCHE COUVERTURE

Argiles étanches.

Passage du puits doté d’une triple barrière de protection.

Entre 200 et 2000 m – DIAPIR DE SEL

Sel étanche.

Création de cavités au centre entre 750 et 1000 m.

Aucune communication entre le diapir et l’aquifère thermal.

Création des cavités salines

La technique de formation des cavités salines s’appelle le lessivage. Déjà utilisée en France pour le stockage du gaz naturel, son application à l’hydrogène est éprouvée depuis les années 1970.

Le procédé se déroule en quatre étapes :

1. Forage. Un puits est foré jusqu’au cœur du diapir de sel, entre 750 et 1 000 mètres de profondeur.

2. Lessivage. De l’eau douce est injectée dans le puits. En contact avec le sel, elle le dissout peu à peu et forme de la saumure (eau saturée en sel), qui est remontée en surface. La cavité se crée ainsi par dissolution.

3. Contrôle. Des tests d’étanchéité et des mesures de géométrie valident la cavité et garantissent son intégrité, avant toute mise en service.

4. Mise en gaz. La saumure restante est progressivement remplacée par de l’hydrogène injecté sous pression.

Le projet HySoW prévoit trois cavités de stockage hydrogène, qui fonctionneront entre 50 et 250 bars de pression, à une température d’environ 40°C.

Infrastructures du stockage hydrogène

Développement du projet et traitement du sel

La création des cavités de stockage hydrogène nécessite des installations de surface pour traiter la saumure extraite, un saumoduc pour le retour des condensats et un aqueduc pour le transport de l’eau douce.

Les installations des Salins du Midi, déjà présentes sur site, seront complétées de deux nouvelles usines de traitement pour absorber les volumes de saumure et les valoriser localement.

Exploitation des cavités salines de stockage

L’exploitation du stockage nécessite la création d’installations subsurfaces pour soutirer et injecter l’hydrogène bas-carbone dans les cavités. Des infrastructures de surfaces sont aussi requises pour traiter le gaz, le comprimer et l’acheminer entre les différentes installations.

Les canalisations entre les cavités et le site de compression et de traitement de l’H2 sont enterrées.

Dates clés
du volet stockage

16 mai 2025 

Dépôt du dossier PER

Janvier 2026 

Étude de faisabilité achevée

Fin 2026

Dépôt de la déclaration de travaux de forage exploratoire (inventaire faune/flore, mesures piézométriques)

Fin 2027 

Campagne microgravimétrique

1er semestre 2028 

Création des cavités salines (si résultats positifs)

2029–2034 

Création des cavités salines (si résultats positifs)

2032–2034 

Mise en service progressive du stockage

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