Questions de sécurité
autour du projet HySoW

L’hydrogène est-il dangereux ?

L’hydrogène est un gaz inflammable, avec une plage d’explosivité. À l’inverse d’un gaz lourd, il a tendance à se disperser rapidement, limitant considérablement le risque d’accumulation explosive. La gestion des risques est opérée par Teréga, s’appuyant sur plus de 80 ans d’expérience dans l’exploitation de canalisations et de stockages souterrains de gaz.

Peut-il y avoir des fuites sur le réseau de transport hydrogène ?

Toute infrastructure industrielle comporte un risque résiduel de fuite. Le savoir-faire de Teréga est mis au profit des installations HySoW pour le réduire au niveau le plus bas possible, grâce à plusieurs procédés et dispositifs : enfouissement à 1,20 m de profondeur, identification en surface, renforcement des protections sur les zones à risque, contrôle des soudures, inertage à l’azote avant mise en service.

Que se passe-t-il en cas de problème sur le réseau ?

Des capteurs de pression surveillent le réseau en continu. Toute baisse anormale déclenche une alerte immédiate, de même qu’en cas de détection de gaz, de modification de température ou de débit. Les postes de sectionnements installés tous les 10 km sur le réseau permettent d’isoler instantanément la section de canalisation identifiée, de confiner la zone affectée et d’empêcher tout effet en chaîne sur le reste du réseau.

Qui surveille les infrastructures hydrogène HySoW ?

La surveillance est assurée à plusieurs niveaux. En exploitation, les équipes de Teréga assurent une surveillance 24h/24, via des systèmes de contrôle automatisés : pression, débit, température, détection de gaz. Par prévention, des procédures d’intervention d’urgence sont établies et régulièrement testées, en coordination avec les services de secours. Des inspections sont également réalisées pour contrôler l’intégrité des canalisations.

Le stockage d’hydrogène peut-il polluer les nappes phréatiques ?

Le stockage en cavité saline souterraine inquiète légitimement la population, mais la réponse se veut rassurante. En effet, les études et les forages historiques, réalisés entre autres par le BRGM et EDF, confirment qu’aucune nappe d’eau souterraine n’existe au sein du diapir de sel. La pollution des nappes est donc impossible. Concernant les puits d’exploitation menant aux cavités, ils seront, en outre, équipés d’une triple couche de cuvelage cimenté jusqu’en surface, isolant les installations de toutes les couches géologiques traversées.

Le transport d’hydrogène peut-il polluer les cours d’eau ?

Concernant le réseau de canalisations, les conduites sont enterrées, étanches et font l’objet d’une surveillance continue. La méthode « éviter, réduire, compenser » guide tous les choix d’implantation, avec une attention particulière aux zones humides et aux cours d’eau.

Quel est le risque pour les eaux thermales de Dax ?

L’aquifère alimentant les eaux thermales de Dax provient d’une formation dolomitique bordant le diapir sans jamais y pénétrer. La faible minéralisation de ces eaux (1 g/l) l’atteste scientifiquement. Une réunion avec les services de la Communauté de Communes du Grand Dax a conclu qu’il n’y avait aucune problématique identifiée sur ce sujet.

Comment sont évalués les risques environnementaux ?

Avant toute construction, Teréga réalise des études d’impact environnemental complètes, déposées auprès des autorités compétentes et soumises à la validation de la DREAL. Pour chaque tronçon du réseau de transport, la méthode en entonnoir (« aire d’étude → fuseau → couloir ») permet d’identifier le tracé qui génère le moins d’impact possible. Pour le stockage, une campagne microgravimétrique et un forage exploratoire viendront vérifier et préciser les données géologiques disponibles avant toute décision d’exploitation.

Les cavités salines sont-elles sûres à long terme ?

Les cavités salines sont considérées comme l’une des solutions de stockage souterrain les plus sûres qui soient. Le sel est imperméable, non poreux et ne se fracture pas sous l’effet des pressions exercées. La zone de Bénesse-Saint-Pandelon présente par ailleurs une faible activité sismique, renforçant la stabilité naturelle du site. Ce mode de stockage est utilisé depuis les années 1970 pour l’hydrogène, en Angleterre et aux États-Unis, avec d’excellents retours d’expérience. En France, Teréga opère déjà le stockage de gaz naturel à Lussagnet, selon des principes techniques proches.

Le site de stockage étant classé SEVESO, les risques sont-ils plus importants ?

Le site de stockage sera effectivement classé SEVESO, comme l’est déjà le site de Lussagnet, un cadre réglementaire très strict, maîtrisé et respecté par Teréga depuis des décennies. La formation spécifique de ses collaborateurs à l’hydrogène est engagée, pour assurer le niveau d’expertise requis à l’exploitation de cette catégorie de sites.

Questions d’impact territorial
du projet HySoW

Quelles sont les communes concernées par le projet HySoW ?

Pour la partie stockage, le Permis Exclusif de Recherche (PER) couvre six communes autour du diapir de Bénesse-Saint-Pandelon : Bénesse-lès-Dax, Heugas, Saint-Pandelon, Saugnac-et-Cambran, Pouillon et Mimbaste. Pour la partie transport, le réseau de 650 km traversera plusieurs territoires de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie. Le tracé précis est encore en cours d’étude et fait l’objet d’études conceptuelles, actuellement menées de l’Est vers l’Ouest. Les communes riveraines seront associées au dialogue bien avant le dépôt des demandes d’autorisation.

Comment savoir si le tracé prévoit de passer sur mes terres ?

Le tracé final des canalisations n’est pas encore arrêté. Les phases en cours définissent progressivement les fuseaux d’étude, puis les couloirs de moindre impact. Teréga engage un dialogue direct avec les propriétaires concernés avant toute décision, dans le cadre des consultations prévues à partir de 2026.

Quels sont les impacts du projet HySoW sur l’environnement ?

Les canalisations sont enterrées. Elles n’entraîneront donc aucune modification permanente du paysage. Les terrains agricoles seront remis en état après les travaux, selon des méthodes éprouvées lors de la construction d’autres infrastructures de réseau (gaz, fibre optique). L’emprise des installations de surface est contenue et sécurisée sur des parcelles acquises par Teréga. Concernant les infrastructures de stockage, les têtes de puits et les installations de compression seront implantées sur des zones industrielles isolées des habitations, avec une emprise foncière limitée. La méthode « éviter, réduire, compenser » s’applique à l’ensemble du projet.

La création des cavités est-elle source de pollution pour le territoire ?

Le procédé de lessivage (injection d’eau douce qui dissout le sel pour former la cavité) produit de la saumure. Ce sous-produit sera intégralement valorisé localement, dans une logique d’économie circulaire, par les Salins du Midi, acteur historique des Landes. Il n’y a donc pas de rejet de saumure dans le milieu naturel.

Qu’est-ce que le projet HySoW apporte concrètement au territoire ?

Des retombées fiscales : en ouvrant des droits à l’IFER (Imposition Forfaitaire sur les Entreprises de Réseaux) pour les communes concernées. À titre de comparaison, le site de stockage de Lussagnet génère environ 2,4 millions d’euros par an pour les collectivités locales. Des retombées économiques directes : en créant des emplois et en mobilisant des entreprises du territoire à différentes phases du projet. Des retombées industrielles à long terme : en fournissant aux industriels du Grand Sud-Ouest un accès à de l’hydrogène bas-carbone fiable et abordable.

Quels emplois locaux seront créés par le projet HySoW ?

Les emplois générés seront de deux natures. Des emplois d’études et de chantier d’abord, lors des phases de conception et de construction des canalisations et des installations, qui nécessiteront de faire appel à des entreprises sous-traitantes du territoire régional. Des emplois durables ensuite, liés à l’exploitation et à la maintenance des infrastructures : surveillance, entretien, logistique, services associés.

Questions sur la mise en œuvre
du projet HySoW

Le projet HySoW est-il confirmé ?

Le projet est engagé et reconnu à 80 % comme Projet d’Intérêt Commun (PIC) par l’Union européenne depuis 2025. L’objectif est d’atteindre une labellisation à 100 % en 2026. Les premières études de faisabilité ont confirmé la pertinence technique et économique du projet. Cependant, la décision finale d’investissement interviendra après les résultats des études complémentaires, notamment ceux des forages exploratoires pour la partie stockage et l’obtention des autorisations administratives nécessaires.

Qui finance le projet HySoW ?

Le coût total du projet est estimé à environ 1,5 milliard d’euros. Son financement est mixte. D’une part, le label Projet d’Intérêt Commun (PIC), accordé par l’Union européenne, ouvre l’accès aux subventions du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe (MIE), dédiées aux infrastructures énergétiques transfrontalières. Ces fonds proviennent en grande partie du mécanisme des quotas carbone achetés par les industries polluantes. D’autre part, Teréga, en tant que porteur de projet, apporte sa propre capacité d’investissement, issue de son activité d’opérateur de réseau régulé. Ce ne sont donc pas les collectivités locales ni le contribuable français qui financent directement le projet, mais les utilisateurs industriels du réseau.

Que se passe-t-il si les phases d’études ne sont pas concluantes ?

Si les forages exploratoires ne confirment pas la faisabilité géologique du site de stockage, le projet sera reconsidéré ou abandonné. Pour le réseau de transport, des études techniques permettront de valider chaque section avant engagement. L’objectif de Teréga est de ne pas prendre de risque, tant que les conditions techniques et géologiques n’ont pas été formellement approuvées.

Quand les travaux du projet HySoW débuteront-ils ?

Les travaux de construction ne débuteront pas avant 2029-2030 au plus tôt, une fois les études et toutes les autorisations administratives obtenues. Le forage exploratoire (si autorisé) est quant à lui estimé à 2028.

Les populations locales sont-elles consultées en amont du projet ?

Teréga a engagé un pré-dialogue institutionnel dès 2025 avec les élus, les services de l’État, les chambres consulaires et les acteurs économiques locaux, bien avant le dépôt des demandes d’autorisation. Des consultations publiques plus larges sont prévues entre 2026 et début 2027, avec également une voie électronique de participation à partir du 4e trimestre 2026. Pour toute question ou remarque dès maintenant, vous pouvez également contacter Teréga via la page Contact de ce site.

Les retours des consultations publiques ont-ils un réel impact sur le projet ?

Oui, et c’est précisément l’objet de la concertation préalable telle qu’elle est prévue par le Code de l’environnement français. Cette procédure est conçue pour intervenir avant le dépôt des demandes d’autorisation administrative. Elle permet de débattre de l’opportunité du projet, de ses objectifs, de ses caractéristiques principales, et d’examiner des solutions alternatives, y compris l’absence de mise en œuvre. À l’issue de la concertation, le porteur de projet est tenu de répondre aux contributions du public et d’indiquer comment elles ont été prises en compte dans ses décisions. En pratique, les consultations peuvent modifier le tracé des canalisations et l’emplacement des postes de sectionnement et des stations de compression. En revanche, elles n’influencent pas la logique générale du projet.

Quelles nuisances va générer le projet HySoW ?

Les nuisances seront principalement liées aux phases de travaux et resteront temporaires. Le déploiement du réseau de canalisations consiste en la création de tranchées le long du tracé (similaires aux travaux de pose de fibre optique). Les infrastructures de stockage prévoient trois forages exploratoires, pouvant entraîner des nuisances sonores durant 6 à 8 mois chacun. Les installations de surface (station de compression, traitement de l’hydrogène) seront implantées sur des sites isolés des habitations, afin de préserver les riverains de potentielles nuisances visuelles ou sonores.

Pourquoi reconvertir seulement 30 % de canalisations ?

Réutiliser des canalisations de gaz naturel pour l’hydrogène est techniquement possible, mais soumis à deux contraintes. D’une part, les canalisations existantes doivent présenter des caractéristiques métallurgiques compatibles à la molécule hydrogène, bien plus petite que celle du méthane. D’autre part, une partie du réseau gaz naturel doit rester en service pour répondre aux besoins actuels. Ces canalisations ne sont pas libérables à court terme.

Questions sur l’intérêt
du projet HySoW

Pourquoi le transport d’H2 dans le Sud-Ouest est-il important ?

Le Grand Sud-Ouest est un territoire excédentaire en hydrogène. Les capacités de production locale et les perspectives d’importation, via les ports atlantique et méditerranéen, dépassent les besoins de consommation régionaux. Or, sans réseau de transport de grande échelle, cet excédent ne peut pas atteindre les zones industrielles qui en ont besoin ni être exporté vers le reste de l’Europe. Le transport par camion-citerne est une solution ponctuelle pour de petits volumes. Pour alimenter en continu les grands pôles industriels comme Lacq ou Toulouse, un réseau de canalisations est indispensable. C’est ce que l’AMI de 2023 a confirmé et le tracé de HySoW a été dimensionné en réponse directe aux demandes des grands industriels du territoire.

Pourquoi le stockage d’hydrogène dans les Landes est-il important ?

Le stockage remplit trois fonctions stratégiques. La sécurité d’approvisionnement : en cas de variation de production ou de pic de demande, le stockage offre une flexibilité essentielle. L’équilibre du marché : en absorbant les surplus de production régionale, le stockage évite le gaspillage d’énergie renouvelable et stabilise les prix. L’optimisation économique pour les industriels : les producteurs d’hydrogène peuvent faire tourner leurs électrolyseurs uniquement quand l’électricité est bon marché, stocker le surplus, et le récupérer en période de coûts élevés.

À qui vont servir les infrastructures hydrogène du projet HySoW ?

HySoW est avant tout une réponse aux besoins des industriels, exprimés directement lors de l’AMI 2023. Les premiers bénéficiaires seront les sites de production de carburants durables (SAF pour l’aviation, méthanol), les pôles industriels de Lacq-Lannemezan et les opérateurs des trois grands ports du Grand Sud-Ouest. Mais les bénéfices du projet vont bien au-delà. En contribuant à la décarbonation de l’industrie et des transports, HySoW sert les territoires (emplois, fiscalité locale, attractivité, réindustrialisation), ainsi que la France et l’Europe d’une manière plus globale, en s’intégrant dans le corridor H2med (sécurité d’approvisionnement, souveraineté énergétique, développement des carburants de synthèse).

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